MALTE

drapeau malteÉlise B. et Margaux D., deux étudiantes en 3e année de l’institut de formation en ergothérapie sont parties en stage ERASMUS à Malte.
À leur retour, nous les avons rencontrées, voici leurs réponses à nos questions et leurs impressions sur cette expérience :
Campus : Bonjour Margaux, bonjour Élise, vous êtes actuellement en dernière année à l’Institut de formation en Ergothérapie du Campus du centre hospitalier intercommunal de Meulan-Les Mureaux et vous êtes parties toutes les deux en stages ERASMUS fin 2018 à Malte.
Alors quel est votre sentiment sur cette expérience après votre retour en France ?

 

Margaux : Aujourd’hui, je peux dire que c’était une super expérience, très enrichissante à tous niveaux : aussi bien sur la dimension culturelle que linguistique ou même sur la pratique de l’ergothérapie. Je le recommanderais à tout étudiant voulant voyager et découvrir de nouvelles choses.
Élise : Oui, c’était une expérience très enrichissante. Nous avons beaucoup appris : nous nous sommes perfectionnées sur nos compétences en ergothérapie, mais aussi sur notre niveau linguistique. Nous avons aussi fait de superbes rencontres ! Je recommande aussi à chacun de vivre une telle expérience.

Campus : Comment vous êtes-vous décidées à entreprendre ce projet et pourquoi ensemble ?

43763455_2057845257612352_4878746565201625088_nMargaux : Pour ma part, dès que j’ai connu ERASMUS j’ai eu envie de partir à l’étranger pour mes études. Mon seul critère indispensable était de ne pas partir seule. Avec Élise on s’est rencontrée à l’IFE du Campus CHIMM en 2016 et on s’est rapidement bien entendues, on a réalisé un premier stage ensemble dans le sud de la France et on a pu constater que la cohabitation se passait bien, donc nous nous sommes demandées « pourquoi pas partir à l‘étranger ? ». C’est là que nous est venue l’idée d’une mobilité ERASMUS sachant que notre Campus venait tout juste d’ouvrir cette possibilité aux étudiants. Nous nous sommes dits que nous ne partirions pas l’une sans l’autre. Partir à deux c’est tout de suite plus rassurant, plus sympathique aussi pour visiter l’île et sortir le soir.
Élise : Cette idée ? Cette idée folle ? Elle a émergé lorsque nous étions dans le sud de la France pour notre 3e stage. Un soir, Margaux m’a dit « et si on partait à l’étranger pour notre prochain stage ? » pour rire j’ai dit « oui » et nous voilà… seulement quatre mois plus tard à Malte !! Nous nous sommes lancées ce défi. Cependant, notre seule condition était de partir à deux. En effet, c’était plus rassurant et plus sympathique notamment pour sortir en dehors du stage.

Campus : Quels conseils donneriez-vous aux étudiants du Campus qui souhaitent monter un dossier ERASMUS ?
Margaux : Il faut s’y prendre à l’avance, n’ayez pas peur de contacter les gens, de les appeler, d’envoyer des mails… Tout contact peut vous être utile. Lancez-vous ! La langue n’est pas vraiment une barrière, tous les moyens sont bons pour communiquer. N’hésitez pas à parler si c’est une langue étrangère, les gens se moquent complètement de vos fautes d’accords de conjugaison ou de grammaire, vous ne pouvez que vous améliorer en pratiquant.
Élise : Le principal conseil que je donnerais serait d’être motivé et déterminé ! Nous avons monté le projet en moins de 2 mois. Ceci est relativement court pour monter un tel projet, mais nous n’avons rien lâché ! Le deuxième conseil serait de s’y prendre à l’avance, puisque même si nous avons pu réaliser ce projet rapidement, nous avons eu de la chance de tomber rapidement sur les bons contacts. Le troisième conseil serait de ne pas avoir peur de la barrière de la langue. Pour ma part, comme tout le monde le sait, mon niveau d’anglais est laborieux et pourtant j’ai réussi à communiquer et m’améliorer durant ces 2 mois. C’est en pratiquant que vous allez apprendre ! Je vous encourage vraiment à participer à cette expérience unique !

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Campus : Dans votre statut d’étudiant, votre vie personnelle et professionnelle, qu’est-ce que cela engage de partir plusieurs semaines en stages à l’étranger ?
Margaux : Cela engage de pouvoir facilement s’adapter à la culture, la population, la langue… Ne pas avoir peur de devoir se confronter qu’à soi-même. Il faut accepter d’être loin de sa famille et de l’école en cas de problème. Côté vie professionnelle, l’expérience ERASMUS vous amène à observer une vision différente du métier que l’on s’imagine. D’un autre point de vue, il faut aussi anticiper le montage du dossier ERASMUS et la prévision de ressources financières personnelles nécessaires à ce projet.
Élise : Cette expérience engage des capacités d’adaptation à un nouvel environnement, à une nouvelle culture ; de s’ouvrir ; de découvrir ; de ne pas avoir peur d’aller à la rencontre de nouvelles personnes ; d’être éloigné de ses proches ; il faut aussi prévoir un budget dépenses pour le départ et sur place.

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Campus : dernière question, quels sont vos retours sur le fonctionnement des établissements de santé publique maltais dans lesquels vous avez été accueillies ? Quelles différences avez-vous pu observer avec les lieux de stages français ?
Margaux : Les maltais sont très accueillants, d’une très grande gentillesse et toujours prêts à rendre service, à tel point que ma tutrice de stage nous avait invitées chez elle pour nous faire découvrir les spécialités culinaires maltaises. Pour ma part, j’ai réalisé mon stage dans un hôpital psychiatrique. Concernant la pratique de l’ergothérapie, les différences sont nombreuses et l’ergothérapeute à un rôle très différent (dû aussi à la différence des études, 4 ans à Malte contre 3 ans en France). Par ailleurs, j’ai été surprise de voir certaines conditions de vie des patients, parfois un peu arriérées en comparaison aux nôtres.
Élise : J’ai effectué mon stage dans un Soin de Suite et de Réadaptation. Au niveau de l’ergothérapie, Malte est une bonne destination malgré un certain manque de moyens financiers. Par exemple, les chambres avaient 4 lits et ne possédaient pas de salle de bain. En France, généralement c’est une chambre seule par patient, voir au maximum, une chambre pour deux. Malgré un manque de moyens manifeste, les ergothérapeutes sont compétents et formés par la pratique qui se fait ailleurs. Ils ont une vision très moderne de l’ergothérapie. De plus, les Maltais sont des gens très accueillants ! Mon tuteur a été formidable avec moi. Il m’a fait découvrir l’île et ses spécialités, j’en garde de très bons souvenirs. Il est même venu nous rendre visite fin mars, je m’étais promis de lui faire visiter Paris !

Campus : Bravo à toutes les deux pour votre ténacité, votre professionnalisme et d’avoir représenté le Campus, nous sommes fiers que vous ayez été les premières étudiantes à partir en stage grâce au dispositif ERASMUS !

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